Back in the good old days, 2009
faïence émaillée avec lustre or et décor "Vieux Nyon" peind à la main, meuble en bois lacké et vernis
120 x 160 x 40 cm

photographie: S. Pointet

Il a suffi d’ajouter un « e » à la devise latine de la République de Genève pour passer de la lumière (lux) au luxe. Mais au fond, dans le cas de Genève, n’est-ce pas la même chose, lux ou luxe ?
L'exposition Post Tenebras Luxe, curatée par D.Bernardi pose cette question et a fait l’objet d’un concours lancé à la scène artistique genevoise. Les propositions retenues ont été exposées dans le premier musée suisse consacré aux Beaux-arts, le Musée Rath à Genève.
Si Genève exporte à une échelle planétaire ses produits luxueux ainsi que son savoir-faire bancaire privé au sein d’entreprises familiales, elle rayonne d’autant plus grâce à des artistes qui ont réfléchi, intégré et formalisé le luxe dans leur pratique artistique.
Mais la ville doit aussi sa réputation à un tissu dense de structures alternatives ayant impliqué logements à moindre coût, productions culturelles facilitées, gain d’espace et de temps permettant une amélioration certaine de la qualité de vie. Le luxe a donc plusieurs facettes ou dimensions. Il est assimilable, peut-être, à une forme d’art. Cette chose qui n’existe pas nécessairement, ce produit qui échappe à la simple reproduction industrielle ou presque, et encore, selon l’économiste et sociologue Thorstein Veblen : « ce qui distingue le plus du commun, et ce qui, fondamentalement, exclut »

détails, 2009